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Avril 2012 - Commentaires mensuels des marchés: Premier trimestre de 2012… « Le trimestre qui n’a rien révélé de mauvais »
05 avril 2012
Au premier trimestre de l’exercice, les rendements des marchés boursiers ont été solides et certains marchés ont affiché des résultats records qui n’ont pas été atteints depuis des années. À titre d’exemple, l’indice américain Standard & Poor’s 500 a connu son meilleur premier trimestre depuis 1998, tandis que le marché boursier japonais a connu son meilleur premier trimestre depuis 24 ans. Le rendement du marché obligataire quant à lui n’a pas été aussi bon. Par exemple, le marché des bons du Trésor américain à 10 ans a enregistré son pire trimestre (c.-à-d. les taux d’intérêt ont augmenté, tandis que le prix des obligations a chuté) depuis 2010. Au cours du trimestre, le marché boursier canadien a progressé, mais n’a pas suivi le rythme de plusieurs autres marchés (plus de détails ci-après). Au premier trimestre, les investisseurs en actions ont gagné plus d’argent que s’ils avaient acheté ou détenu des instruments à revenu fixe (plus particulièrement les obligations d’État) en supposant que le rendement du marché des actions et que le rendement du marché des titres à revenu fixe demeurent les mêmes.
Nous croyons que nous sommes arrivés à un tournant et que nous sommes en présence d’un marché plus normal. L’année dernière, le thème retenu a été l’aversion pour le risque. Les investisseurs ont été bombardés de mauvaises nouvelles à propos de l’économie et de la santé du système financier et ont vendu leurs actifs risqués pour « laisser dormir » leur argent en la conservant sous forme de liquidités et/ou en investissant dans des obligations d’État, les bons du Trésor américain étant ceux qui ont le plus tiré avantage de la situation. Nous utilisons le terme « laisser dormir », car il ne semble pas logique que les investisseurs placent leur argent dans des bons du Trésor américain dont le rendement a été de moins de 2 % étant donné que l’inflation sous-jacente est près de ce niveau, ce qui signifie que les investisseurs ont été prêts à voir leur pouvoir d’achat s’éroder.
Nous ne recommandons pas d’abandonner les obligations, mais nous sommes d’avis que les investisseurs seraient mieux servis s’ils détenaient plus d’actions et des obligations émises par des sociétés privées que s’ils détenaient des obligations d’État. À certains moments du cycle économique, les grandes institutions apportent des changements majeurs à leur portefeuille d’actifs en optant pour des actions plutôt que pour des obligations (obligations émises par des sociétés privées et obligations d’État). Nous n’en sommes manifestement pas arrivés à ce stade, car la croissance économique demeure lente, l’inflation est faible et stable et l’aspect le plus important est que les banques centrales n’ont pas envoyé de signaux aux marchés voulant qu’elles soient sur le point d’augmenter les taux d’intérêt. Nous croyons qu’un portefeuille équilibré qui favorise les actions (ou les actions qui versent un dividende plus élevé au lieu des obligations) est approprié en ce moment précis.
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Mars 2012 - Commentaires mensuels des marchés: Les indicateurs sont en hausse
08 mars 2012
Le mois de février s’est avéré être un mois solide pour les investisseurs. Au cours de ce mois, les trois indices américains principaux, tels que le S&P 500, le DJII et le NASDAQ ont dépassé les sommets atteints l’an dernier et certains ont même atteint leur niveau le plus élevé depuis des années. Par exemple, le NASDAQ n’a jamais été aussi élevé depuis 2000, tandis que le DJII a surpassé le niveau de 13 000 points pour la première fois depuis la crise financière mondiale connue quatre ans auparavant. Pour le mois, le S&P 500, le Dow Jones et le NASDAQ ont augmenté de respectivement 4,1 %, 2,5 % et 5,4 %, tandis que pour l’année, ces mêmes indices ont augmenté de respectivement 8,6 %, 6,0 % et 13,9 %. Le marché canadien a également affiché des résultats solides progressant de 1,5 % pour le mois et de 5,8 % pour l’année. Curieusement, l’indice le plus solide a été l’indice japonais TOPIX, affichant une hausse de 14 % pour l’année. Nous supposons que les raisons qui expliquent l’extrême solidité de cet indice est l’évaluation très faible du niveau de l’indice, les titres étant négociés à deux fois la valeur comptable par rapport aux autres marchés, et la révision à la hausse du PIB de ce pays faite par les économistes. Comme nous le démontrons au graphique illustré ci-après, le redressement des actifs n’a pas seulement été limité aux actions. Notons que la catégorie d’actifs (liquidités) la plus « sûre » est celle qui a affiché les moins bons rendements jusqu’à ce jour. Nous croyons que cette tendance se poursuivra.
Tout rendement de plus de 2 % devrait être perçu comme étant un bon rendement lorsque celui-ci est comparé à l’autre choix « sûr » des titres à revenu fixe. Compte tenu de la reprise solide, la plupart des stratèges prévoient une pause/légère baisse des marchés avant qu’ils reprennent leur tendance à la hausse.
Selon notre point de vue, la reprise actuelle semble montrer une grande résistance. Par exemple, les données sur les fonds communs de placement continuent à démontrer des sorties de fonds d’actions et des niveaux élevés de liquidités. Les sceptiques continuent d’affirmer que les marchés affichent une tendance à la hausse uniquement à cause du niveau de liquidités dans le système et qu’il y a un manque de croissance économique « réelle ». Il n’y a aucun doute que les liquidités ont grandement contribué à soutenir les marchés boursiers, mais nous devons toutefois noter l’amélioration de la conjoncture économique. Le graphique se trouvant ci-après met en lumière deux indicateurs importants : le taux de chômage et la confiance des consommateurs aux États-Unis. Ces deux indicateurs sont mentionnés en raison de la consommation des ménages qui est le principal moteur de la croissance économique et qui tend à augmenter lorsque ces deux indicateurs s’améliorent. Nous ne croyons pas que le taux de chômage reculera pour atteindre les niveaux connus en 2009.Toutefois, la tendance vers un taux moins élevé depuis les récents niveaux élevés reste intacte, bien que le temps chaud ait sans doute aidé aux données récentes. Nous sommes surpris de constater que la confiance des consommateurs ait été si grande et si rapide.
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Février 2012 - Commentaires mensuels des marchés: Confiance prudente au début de l’année 2012
08 février 2012
La nouvelle année s’est amorcée sur une note solide. Nous croyons que la reprise du marché a pris plusieurs investisseurs par surprise, car ils ont terminé l’année 2011 avec une humeur sombre puisque les marchés boursiers ont affiché des reculs pour l’exercice en entier. Comme le tableau illustré ci-dessus le démontre, les chiffres ont été très solides pour ce mois-ci étant donné que tous les indices principaux en Amérique du Nord ont connu une hausse d’au moins 3 %. Les marchés émergents ont affiché une solidité encore plus grande, car les indices des marchés boursiers au Brésil, en Inde et en Chine ont représenté le double des indices des marchés boursiers en Amérique du Nord. Nous croyons que cette année, les marchés se sont redressés en raison des deux forces distinctes suivantes : 1) les nouvelles macroéconomiques sont meilleures; et 2) les préoccupations liées à la santé financière (la crise de la dette en Europe et la politique monétaire en Chine) semblent s’atténuer. Nous allons aborder ces deux forces et répondre à la question suivante : Est-ce que cette reprise se poursuivra?
Le pouls de l’économie : certains signes indiquent que la croissance économique se renforce après la période de mollesse connue au printemps dernier. Le graphique se trouvant ci-après en donne un exemple concret, soit le nombre de wagons chargés aux États-Unis, démontrant ainsi une amélioration de l’économie puisqu’un plus grand nombre de marchandises sont transportées. Les données d’un mois à l’autre peuvent être volatiles (ligne claire), mais la moyenne mobile sur six mois a manifestement monté en flèche.
Un autre moyen permettant de connaître le pouls de l’économie est l’indice des directeurs d’achat. Il s’agit d’un sondage qui demande aux fabricants mondiaux si la conjoncture s’améliore, demeure stable ou se détériore. Une lecture supérieure à 50 indique que les conditions s’améliorent. L’indice se situe à nouveau au-dessus de 50, soit à un niveau connu sept mois auparavant. Ces signes (en plus du nombre plus élevé que prévu de personnes embauchées aux États-Unis) sont encourageants, mais il est trop tôt pour dire qu’il s’agit d’une tendance à la hausse soutenue. Nous croyons que l’économie mondiale demeure fragile et qu’elle est mal préparée pour résister à un choc négatif majeur (p. ex. une hausse soudaine du prix du pétrole et/ou une rupture désordonnée d’un des membres de l’UE). La situation de l’an dernier s’explique par la rencontre de plusieurs événements imprévus, notamment la révolte au printemps du monde arabe qui a donné lieu à une hausse rapide du prix du pétrole, le tsunami au Japon qui a touché la production de diverses industries, l’impasse budgétaire aux États-Unis, le déclassement de la dette américaine et l’aggravation de la crise de la dette en Europe qui ont fait en sorte que les consommateurs et les entreprises se sont retirés ou ont marqué une pause. Nous croyons que ces chocs ont été absorbés et qu’il y a une reprise de la croissance.
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Nomination de M. Timothy E. Price en tant que président et chef de la direction de MacDougall, MacDougall & MacTier Inc.
27 janvier 2012
Veuillez prendre note que M. Daniel Thompson a donné sa démission en tant que président, chef de la direction, personne désignée responsable et directeur de MacDougall, MacDougall & MacTier Inc. (également en tant qu’associé pour Les Conseillers en Placement MacDougall Inc.) et ce, à compter du 27 janvier 2012. Nous désirons souhaiter à M. Thompson nos vœux de succès dans ses projets futurs et le remercions pour ses efforts déployés.
Les membres du conseil d’administration se sont rencontrés et ont approuvé la nomination de M. Timothy E. Price en tant que président, chef de la direction et personne désignée responsable de la firme dès le 27 janvier 2012.
Timothy E. Price a été président et chef de la direction de 3Macs de juin 2002 à mai 2009. Il s’est joint à la firme en 1984 et est directeur de la firme depuis 1992. M. Price a été président du conseil de l’Association canadienne du commerce des valeurs mobilières et possède plus de 28 ans d’expérience dans cette industrie. Il est président du conseil d’administration de la firme depuis février 2009.
Janvier 2012 - Commentaires mensuels des marchés: L’année 2012
05 janvier 2012
Les investisseurs amorcent l’année 2012 avec, on le comprend, une attitude prudente. La plupart des indicateurs économiques dans le monde continuent à être faibles et l’avenir de la zone euro est grandement remis en question. L’année 2011 a été une mauvaise année pour le marché boursier canadien. Pour les investisseurs canadiens qui optent pour une stratégie d’achat à long terme, la Bourse de Toronto a affiché un rendement négatif de 11,1 % et le rendement des dividendes a également été négatif pour s’établir à 8,7 %. Aux États-Unis, les investisseurs s’en sont mieux tirés, car l’indice S&P 500 a terminé l’année au même point qu’il l’a commencé et en incluant les dividendes, son rendement a été positif, soit à 2,1 %. Ces diverses raisons expliquent pourquoi l’année 2011 a été décevante, mais nous croyons que la raison principale est celle dont nous devions nous attendre. Au cours des deux dernières années (2009 et 2010), les marchés boursiers se sont très bien comportés incluant le marché canadien qui a connu une hausse pour ces deux années de respectivement 30,7 % et 14,4 %, tandis que le marché américain (S&P 500) a affiché une hausse de respectivement 23,4 % et 13,8 %. Les investisseurs ont fait l’erreur de croire que le cauchemar de 2008 (la crise de la dette aux États-Unis) était terminé et que les meilleurs moments étaient devant eux. Malheureusement, cela n’a pas été le cas, car la crise de la dette a refait surface en Europe.
Malgré le scepticisme, nous sommes optimistes envers l’année 2012 et croyons qu’il s’agira d’une bonne année pour les investisseurs (rendement élevé à un chiffre à rendement faible à deux chiffres). Notre scénario de base pour l’année 2012 est qu’elle sera le reflet de 2011. Comme il a déjà été mentionné ci-dessus, au début de 2011, les investisseurs étaient positifs envers l’année et croyaient que ce qui avait été connu au cours des deux années précédentes se poursuivrait, mais plusieurs chocs économiques (la révolte dans les pays arabes, la hausse du prix du pétrole, le tsunami au Japon, le débat aux États-Unis entourant le plafond de la dette et, par la suite, la dégradation de la note souveraine aux États-Unis par Standard & Poor’s et finalement la crise de la dette en Europe) ont refroidi l’enthousiasme des investisseurs. Nous amorçons l’année 2012 avec beaucoup de scepticisme/pessimisme et d’incertitude. Nous reconnaissons que la première moitié de 2012 sera probablement difficile, car les divers chocs économiques de 2011 ont laissé l’économie mondiale et la confiance des investisseurs dans un état fragile. Néanmoins, nous croyons que la poursuite de la croissance économique aux États-Unis et en Chine (bien que le rythme de la croissance en Chine soit plus lent par rapport aux années précédentes), les mesures politiques supplémentaires prises par les gouvernements européens et les banques centrales, les bénéfices solides, les faibles taux d’intérêt, les marchés boursiers sous-évalués et les fusions et acquisitions stratégiques convaincront les investisseurs que la bourse est un moyen attrayant pour l’investissement. Il est peu probable qu’à la fin de 2012, les investisseurs deviennent euphoriques, car les problèmes de dette et les événements inconnus seront toujours présents. Cependant, ces derniers adopteront une attitude moins baissière et considéreront qu’un rendement moyen à un chiffre constituera une bonne année.
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